Observatoire Crédit Logement/CSA

À L'ACTU
Légère tension sur les taux en décembre, après une année de recul

En décembre 2016, les taux des crédits du secteur concurrentiel (hors assurance et coût des sûretés) se sont établis à 1.34 %, en moyenne, contre 1,31% au mois de novembre.

Après une année de recul, les taux se sont légèrement retendus en décembre, en prenant 3 points de base.

En dépit des tensions qui affectent les marchés obligataires depuis la fin de l’été, la remontée des taux des crédits immobiliers n’a donc été ni rapide, ni très forte jusqu’alors. Il est vrai que la révision des barèmes commerciaux des banques, donc l’intégration des nouvelles conditions de financement et de refinancement des crédits immobiliers, puis la diffusion de ces barèmes dans les réseaux ne sont jamais instantanées.

DERNIERS INDICATEURS
Décembre 2016
Décembre 2016
Taux Durée Activité
Taux moyen Durée moyenne
des prêts
Production en montant
1.34 % 17.75 ans( 213 mois) + 8.3 %en rythme annuel
(en année glissante)
Accession dans l´ancien 1.34 % Accession dans le neuf 1.40 %
Coût relatif moyen 4.04années de revenus Production en nombre
de prêts
 + 0.8 %en rythme annuel
(en année glissante)
Afficher les indicateurs
Novembre 2016

Toutes les données présentées par l'Observatoire s'entendent hors rachats de prêts. 

ACTIVITÉ DU MARCHÉ DES CRÉDITS IMMMOBILIERS AUX PARTICULIERS

Après un début d’année assez calme, la production de crédits immobiliers a retrouvé de la vigueur. En décembre, l’activité du marché des crédits progresse à un rythme exceptionnellement élevé, alors qu’habituellement à cette période de l’année, elle se replie assez vite, annonçant l’endormissement de la demande durant les mois d’hiver.

Le rythme d’évolution en glissement annuel de l’activité (hors rachats de créances) mesurée en trimestre glissant augmente rapidement en décembre.

Ainsi, les tendances du marché se sont infléchies durant l’automne et l’année 2016 se termine mieux qu’elle n’avait commencé.

 

  

 
 la révision puis la diffusion des barèmes des banques ne sont pas instantanées
TAUX

En décembre 2016, les taux des crédits du secteur concurrentiel (hors assurance et coût des sûretés) se sont établis à 1.34 %, en moyenne, contre 1,31% au mois de novembre.

Après une année de recul, les taux se sont légèrement retendus en décembre, en prenant 3 points de base.

En dépit des tensions qui affectent les marchés obligataires depuis la fin de l’été, la remontée des taux des crédits immobiliers n’a donc été ni rapide, ni très forte jusqu’alors. Il est vrai que la révision des barèmes commerciaux des banques, donc l’intégration des nouvelles conditions de financement et de refinancement des crédits immobiliers, puis la diffusion de ces barèmes dans les réseaux ne sont jamais instantanées.

En outre, la répercussion des variations des taux obligataires sur les taux des crédits immobiliers n’a jamais été intégrale, même en tenant compte des décalages inhérents à la révision des barèmes : en général, les taux des crédits immobiliers ne répercutent guère plus que le tiers de la hausse du coût des ressources obligataires. D’autant que la stratégie de refinancement des banques par la BCE n’est pas remise en question.

 

 

Ainsi, la faiblesse actuelle des taux des crédits soutient toujours la demande, contribuant largement à l’amélioration de sa solvabilité. Par exemple, la baisse des taux intervenue depuis décembre 2015 (86 points de base) est équivalente à une diminution des prix des logements de 7.5 % (de 24 % depuis décembre 2011).

Et les évolutions des taux des crédits ont bénéficié à tous les marchés :

  • - 85 points de base sur le marché de l’ancien (pour 1.34 % en décembre), 
  • - 84 points de base sur le marché du neuf (pour 1.38 % en décembre)

 

On remarque alors que la baisse des taux intervenue dès décembre 2015 a bénéficié à toutes les catégories de prêts, même aux durées les plus longues. Par exemple, la baisse des taux sur les prêts à 25 ans a été de 100 points de base (contre 86 points de base pour l’ensemble du marché), contribuant largement au soutien de la demande des jeunes et des ménages modestes faiblement dotés en apport personnel. 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

DURÉE

En décembre 2016, la durée des prêts s’est établie à 213 mois en moyenne contre 211 mois en novembre.
 
Au-delà des fluctuations qui se constatent d’un mois sur l’autre, les durées se maintiennent donc à un niveau élevé. Aussi, la demande peut pleinement tirer avantage de la forte baisse des taux des crédits observée depuis le début de l’année.
En effet, les conditions de crédit actuelles permettent à tous les ménages de rentrer sur le marché de l’accession, sur des durées longues, sans que cela ne les pénalise. La progression des flux de la primo accession des ménages jeunes ou modestes qui se constate depuis deux années en témoigne.

   
Durée des prêts
(accession seule)
% des prêts
< 15
14.7
15-20 ans
23.7
20-25 ans
35.6
25 à 30 ans
25.9
30 ans et +
 0.1

 

 

 

  

 

 

  

COÛT RELATIF DES OPÉRATIONS PAR EMPRUNT

La hausse du coût des opérations réalisées par les ménages s’est poursuivie à un rythme soutenu en 2016 (+ 3.8  % en 2016 après + 2.1 % en 2015).
Le coût relatif s’établit alors à 4.04 années de revenus à fin décembre 2016 (contre 3.86 années de revenus il y a un an, à la même époque).

 

INDICATEUR DE SOLVABILITÉ DE LA DEMANDE RÉALISÉE

Dans le même temps, le niveau de l’apport personnel a commencé à se ressaisir, après trois années de dégradation prononcée (+ 1.7 % en 2016 après - 6.2 % en 2015).
Aussi, grâce à des conditions de crédit excellentes, l’indicateur de solvabilité de la demande se maintient à très haut niveau, en dépit de la remontée du coût des opérations réalisées. Il se situe d’ailleurs à un de ses niveaux les plus élevés constatés depuis le début des années 2000.

 


GLOSSAIRE

Rythme annuel mesuré en année glissante
Exemple : + 3% en août 2013
on compare la période qui va de septembre 2012 à août 2013 compris, à la période qui va de septembre 2011 à août 2012 compris

Rythme annuel mesuré en glissement trimestriel
Exemple = 2ème trimestre 2013 (T2-2013)
On compare le 2ème trimestre 2013 (T2-2013) au 2ème trimestre 2012 (T2-2012)

Rythme annuel mesuré en glissement semestriel

Exemple : S-2013
On compare le 1er semestre 2013 (S1-2013) au 1er semestre 2012 (S1-2012)

Taux annuel glissant
Exemple = si l'on se situe au 2ème trimestre 2013 (T2 2013)
On compare les 4 trimestres de la période écoulée, c'est à dire :

T2-2013+ T1-2013 + T4-2012 + T3-2012  aux 4 trimestres précédents :
T2-2012 + T1-2012 + T4-2011+ T3-2011
Parties prenantes
 
L'Observatoire du Financement des Marchés Résidentiels est né de la synergie entre
Les analyses réalisées par l'Observatoire Crédit Logement / CSA - Observatoire du Financement des Marchés Résidentiels - s'appuient sur des volumes significatifs et représentatifs :
+ de 16 000 opérations en moyenne par mois.
 
Les données alimentant l'Observatoire Crédit Logement sont redressées à partir des données publiées par l'Institut CSA dans le cadre de l'OFL.
Périmètre de données

 
Pour constituer les analyses de l'Observatoire, Crédit Logement exclut de ces opérations :

les rachats de créances,
les prêts relais
et les prêts mixtes, c'est à dire les financements nouveaux incluant une part de rachat.