Observatoire Crédit Logement/CSA

À L'ACTU
La baisse des taux a repris a un rythme soutenu et ne peut que surprendre

La baisse a été rapide, jusqu’à des niveaux inconnus jusqu’alors :1.69% en moyenne sur le 2ème trimestre 2016, 1.62 % en juin, soit 3.5 fois moins qu’au début des années 2000.

C’est une répercussion de la faiblesse des taux constatés sur les marchés obligataires et qui exprime les conséquences des orientations monétaires des banques centrales et les comportements anxiogènes des investisseurs (l’effet Brexit).

 

La baisse des taux a soutenu les marchés et a bénéficié à toutes les catégories de prêts, même pour les durées de prêts longues, favorisant le retour des ménages jeunes et modestes sur le marché de l'accession.

 

Sur le marché du neuf, la part des emprunteurs de moins de 35 ans et des ménages modestes augmentent fortement, grâce aux excellentes conditions de crédit. La part des +55 ans recule pour la première fois depuis la fin des années 2000.

 

Sur le marché de l'ancien, le marché de l'accession progresse beaucoup plus lentement en 2016, après un redémarrage rapide en 2015. Avec une remontée des prix, les clientèles présentes sur ce marché sont plutôt celles de la revente, plus aisées. La part des 55 ans et plus se renforce encore pour la 10ème année consécutive !

 

La baisse des taux a très largement contribué à l’amélioration de la solvabilité de la demande. Depuis décembre 2011 (taux : 3.99 %), elle équivaut à une baisse des prix de 22.5 %

 

DERNIERS INDICATEURS
2ème trimestre 2016
2ème trimestre 2016
Taux Durée Activité
Taux moyen Durée moyenne des prêts Production en montant
1,69 % 17,58 ans( 211 mois) + 6.0 %2Trim 2016 / 2Trim 2015
Accession dans l´ancien 1,70% Accession dans le neuf 1,77% Coût relatif moyen 3,93années de revenus Production en nombre de prêts - 8.6%2Trim 2016 / 2Trim 2015
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1er trimestre 2016

La baisse des taux a repris a un rythme soutenu et ne peut que surprendre : 1.69% en moyenne sur le 2ème trimestre, 1.62 %* en juin, soit 3.5 fois moins qu’au début des années 2000.

Cette baisse des taux a très largement contribué à l’amélioration de la solvabilité de la demande. Depuis déc. 2011 (taux : 3.99 %), elle équivaut à une baisse des prix de 22.5 %.

 * Le taux mensuel moyen de juin à 1.62% est définitif. En effet, pour mémoire les indicateurs mensuels du Tableau de bord ne deviennent définitifs qu’avec la publication des résultats trimestriels.

 

La conférence du 21 juillet a présenté :

L'OFL publie annuellement une photographie exhaustive et détaillée des marchés immobiliers sur lesquels les ménages réalisent leurs projets en faisant appel au crédit immobilier.
L’échantillon compte plus de 100 000 dossiers de prêts représentatifs de l’ensemble des établissements de crédits et des caractéristiques régionales du marché, soit une couverture de l’ordre de 10% de l’activité. Pour mémoire, l’OFL est l’Observatoire qui a élaboré la structure de marché qui a permis la construction de l’Observatoire Crédit Logement / CSA

 

Pour mémoire : toutes les données présentées par l'Observatoire s'entendent hors rachats de prêts.

 

ACTIVITÉ DU MARCHÉ DES CRÉDITS IMMMOBILIERS AUX PARTICULIERS

1er semestre 2016

La reprise a été rapide en 2015 (+ 37.4% pour la production de crédits et + 31.8% pour le nombre de prêts accordés). 

Elle va se poursuivre en 2016 : dans un contexte de taux d’intérêt très bas, elle va bénéficier des soutiens publics à l’investissement locatif privé et à l’accession à la propriété.

La progression de la production sera néanmoins moins rapide qu’en 2015.

 

 

Au 2ème Trimestre 2016

Chaque année, l’activité a tourné au ralenti pendant l’hiver. Puis avec le retour du printemps, les marchés immobiliers font preuve d’une plus grande vitalité.

Néanmoins, alors que les conditions de crédits sont exceptionnelles, la demande ne se redresse que lentement, peinant toujours à retrouver le niveau qui était le sien au printemps 2015.

 

  

 
La baisse a repris vers des niveaux inconnus jusqu'alors
TAUX
 

Au 2ème trimestre 2016

La baisse des taux a donc repris, à un rythme soutenu et elle ne peut que surprendre

Elle a fait preuve d’une vigueur remarquable jusqu’à présent, au-delà des pauses qui ont marqué son évolution depuis octobre 2015.

Cette baisse répercute maintenant la faiblesse des taux qui se constatent sur les marchés obligataires. Et elle exprime les conséquences des orientations monétaires réaffirmées par les banques centrales, à la suite du Brexit notamment.

 

D’ailleurs, les évolutions des taux des crédits ont été constatées sur tous les marchés, avec une baisse depuis octobre 2015 de :
•          63 points de base sur le marché de l’ancien pour 1.61 % en juin
•          61 points de base sur le marché du neuf pour 1.66 % en juin
•          52 points de base sur celui des travaux pour 1.63 % en juin.


De plus, aucune des tranches de taux n’a été tenue à l’écart de cette baisse, même les prêts des groupes supérieurs de taux en ont bénéficié.

Par exemple, depuis octobre 2015, sur une durée de 20 ans :

  •  les taux sont passés de 2.77% à 2.00 % : -77 points de base pour les emprunteurs du 4ème groupe
  • les taux sont passés de 2.02% à 1.41% :  -61 points de base pour les emprunteurs du 1er groupe

Le 1er groupe rassemble les 25 % d’emprunteurs dont le taux est le plus bas, le 4ème groupe, les 25 % d’emprunteurs dont le taux est le plus élevé

 

  
 
La baisse a bénéficié à toutes les catégories de prêts

DURÉE

 Au 2ème Trimestre 2016

La durée des prêts accordés était de 211 mois en moyenne au 2ème trimestre 2016 contre 212 mois au 1er trimestre 2016

  • 230 mois pour l’accession dans le neuf
  • 226 mois pour l’accession dans l’ancien.

Dans le cas des prêts à l’accession en juin 2016, la part de la production des prêts de + 25 ans s’est établie à 21.9 % alors que les prêts de - 15 ans ne représentent que 13.3 % de la production.

La structure de la production reflète la déformation qui a opéré au bénéfice des prêts les plus longs, permettant à une forte demande de ménages jeunes ou modestes de réaliser ses projets d’accession, sans risque majeur.

 

 

 
COÛT RELATIF DES OPÉRATIONS PAR EMPRUNT

Au 2ème trimestre 2016

La hausse du coût des opérations réalisées par les ménages se poursuit en 2016, à un rythme soutenu : + 4.0 % sur le 1er semestre 2016, en glissement annuel, après + 2.2 % en 2015

Le coût relatif s’établit alors à 3.93 années de revenus, contre 3.82 années de revenus il y a un an, à la même époque, alors que les revenus des ménages qui réalisent ces opérations progressent toujours lentement : + 0.8 % sur le 1er semestre 2016, en glissement annuel, après + 1.3 % en 2015

Cette dernière évolution est logique dans le contexte d’une reprise des marchés à laquelle contribuent le développement de la primo accession et le retour des ménages modestes.

 

  
 
La baisse des taux a très largement contribué à l'amélioration de la solvabilité de la demande

INDICATEUR DE SOLVABILITÉ DE LA DEMANDE RÉALISÉE

Au 2ème Trimestre 2016

Dans le même temps, le niveau de l’apport personnel se stabilise, après trois années de recul rapide (et après - 6.3 % en 2015).

Grâce à des conditions de crédit exceptionnelles, l’indicateur de solvabilité de la demande s’améliore, après un accès de faiblesse en début d’année et en dépit de la remontée du coût des opérations réalisées. L’indicateur de solvabilité se situe ainsi à son niveau le plus élevé constaté depuis le début des années 2000.

Cette amélioration est particulièrement marquée pour le marché du neuf.


GLOSSAIRE

Rythme annuel mesuré en année glissante
Exemple : + 3% en août 2013
on compare la période qui va de septembre 2012 à août 2013 compris, à la période qui va de septembre 2011 à août 2012 compris

Rythme annuel mesuré en glissement trimestriel
Exemple = 2ème trimestre 2013 (T2-2013)
On compare le 2ème trimestre 2013 (T2-2013) au 2ème trimestre 2012 (T2-2012)

Rythme annuel mesuré en glissement semestriel

Exemple : S-2013
On compare le 1er semestre 2013 (S1-2013) au 1er semestre 2012 (S1-2012)

Taux annuel glissant
Exemple = si l'on se situe au 2ème trimestre 2013 (T2 2013)
On compare les 4 trimestres de la période écoulée, c'est à dire :

T2-2013+ T1-2013 + T4-2012 + T3-2012  aux 4 trimestres précédents :
T2-2012 + T1-2012 + T4-2011+ T3-2011
Parties prenantes
 
L'Observatoire du Financement des Marchés Résidentiels est né de la synergie entre
Les analyses réalisées par l'Observatoire Crédit Logement / CSA - Observatoire du Financement des Marchés Résidentiels - s'appuient sur des volumes significatifs et représentatifs :
+ de 16 000 opérations en moyenne par mois.
 
Les données alimentant l'Observatoire Crédit Logement sont redressées à partir des données publiées par l'Institut CSA dans le cadre de l'OFL.
Périmètre de données

 
Pour constituer les analyses de l'Observatoire, Crédit Logement exclut de ces opérations :

les rachats de créances,
les prêts relais
et les prêts mixtes, c'est à dire les financements nouveaux incluant une part de rachat.