Observatoire Crédit Logement/CSA

À L'ACTU
La baisse des taux s'est poursuivie en juillet
En dépit des pauses qui ont marqué son évolution depuis octobre 2015, la baisse est toujours rapide, répercutant la faiblesse des taux constatés sur les marchés obligataires. Elle exprime aussi les conséquences des orientations monétaires des banques centrales et les comportements anxiogènes des investisseurs (l’effet Brexit). 
DERNIERS INDICATEURS
Juillet
Juillet
Taux Durée Activité
Taux moyen Durée moyenne
des prêts
Production en montant
1.55 % 17.42 ans( 209 mois) + 8.2 %en rythme annuel
(en année glissante)
Accession dans l´ancien 1.52 % Accession dans le neuf 1.69 %
Coût relatif moyen 3.93années de revenus Production en nombre
de prêts
 + 0.5 %en rythme annuel
(en année glissante)

Toutes les données présentées par l'Observatoire s'entendent hors rachats de prêts. 

ACTIVITÉ DU MARCHÉ DES CRÉDITS IMMMOBILIERS AUX PARTICULIERS

Chaque année, l’activité tourne au ralenti pendant l’hiver. Puis avec le retour du printemps, les marchés immobiliers font preuve d’une grande vitalité. Ainsi, après des mois de janvier et février assez calmes, la production de crédits immobiliers a retrouvé de la vigueur en mars. Néanmoins, alors que les conditions de crédits sont exceptionnelles, la demande ne se redresse que lentement. Et alors que le mois de juillet est habituellement très actif, il a été teinté de morosité cette année, affecté par le climat anxiogène actuel.
 

Ainsi, et loin maintenant du dynamisme dont le marché a fait preuve en 2015, le rythme d’évolution en glissement annuel de l’activité mesurée en année glissante*** ralentit toujours.

  

 
la baisse se poursuit
TAUX
 
En juillet 2016, les taux* des crédits du secteur concurrentiel se sont établis à 1,55 % en moyenne contre 1. 62 % en juin.
  • 1.69 % pour l’accession dans le neuf 
  • 1.52 % pour l’accession dans l’ancien.

La baisse des taux s’est poursuivie en juillet.

En dépit des pauses qui ont marqué son évolution depuis octobre 2015, la baisse est toujours rapide, répercutant la faiblesse des taux constatés sur les marchés obligataires. Elle exprime aussi les conséquences des orientations monétaires des banques centrales et les comportements anxiogènes des investisseurs (l’effet Brexit).  


 
Cette baisse soutient la demande, contribuant à une nette amélioration de sa solvabilité : par exemple, la baisse des taux intervenue depuis octobre 2015 est équivalente à une diminution des prix des logements de 6.0 % (de 22.5 % depuis décembre 2011)

Les évolutions ont été constatées sur tous les Marchés avec une baisse, depuis octobre 2015, de :
  •  72 points de base sur le Marché de l’ancien (pour 1.52 % en juillet)
  • 62 points de base sur le Marché du neuf (pour 1.65 % en juillet)
  • 62 points de base sur le Marché des travaux (pour 1.53 % en juin).

Toutes les catégories de prêts ont bénéficié de la baisse des taux, même les durées les plus longues.

 

  

DURÉE

En juillet 2016, la durée des prêts s’est établie à 209 mois en moyenne
  • 233 mois pour l’accession dans le neuf
  • 222 mois en moyenne pour l’accession dans l’ancien

Sur un marché en expansion, le maintien des durées à niveau élevé avait permis d’amortir les conséquences de la hausse des taux observés de juin à octobre 2015. Les niveaux actuels des conditions de crédit observés permettent à tous les ménages de rentrer sur le marché de l’accession, sur des durées longues, sans que cela ne les pénalise comme en témoigne la remontée des flux de la primo accession des ménages jeunes ou modestes.


   
Durée des prêts
(accession seule)
% des prêts
< 15
16.3
15-20 ans
 26.8
20-25 ans
 34.9
25 à 30 ans
22.0
30 ans et +
 0.1

 

 

 

  

 

 

 

COÛT RELATIF DES OPÉRATIONS PAR EMPRUNT
 
La hausse du coût des opérations réalisées par les ménages se poursuit à un rythme soutenu : + 3.1 % sur les 7 premiers mois de 2016, en glissement annuel, après + 2.2 % en 2015.

Le coût relatif s’établit alors à 3.93 années de revenus en juillet contre 3.88 années de revenus il y a un an, à la même époque.


 INDICATEUR DE SOLVABILITÉ DE LA DEMANDE RÉALISÉE

Dans le même temps, le niveau de l’apport personnel progresse lentement après trois années de recul rapide : + 1.0 % sur les 7 premiers mois de 2016,  après - 6.6 % en 2015.

Néanmoins, grâce à de très bonnes conditions de crédit, l’indicateur de solvabilité de la demande se maintient à haut niveau en juillet, après un accès de faiblesse en début d’année et malgré la remontée du coût des opérations réalisées.

L’indicateur de solvabilité reste situé à un de ses niveaux les plus élevés depuis le début des années 2000.


GLOSSAIRE

Rythme annuel mesuré en année glissante
Exemple : + 3% en août 2013
on compare la période qui va de septembre 2012 à août 2013 compris, à la période qui va de septembre 2011 à août 2012 compris

Rythme annuel mesuré en glissement trimestriel
Exemple = 2ème trimestre 2013 (T2-2013)
On compare le 2ème trimestre 2013 (T2-2013) au 2ème trimestre 2012 (T2-2012)

Rythme annuel mesuré en glissement semestriel

Exemple : S-2013
On compare le 1er semestre 2013 (S1-2013) au 1er semestre 2012 (S1-2012)

Taux annuel glissant
Exemple = si l'on se situe au 2ème trimestre 2013 (T2 2013)
On compare les 4 trimestres de la période écoulée, c'est à dire :

T2-2013+ T1-2013 + T4-2012 + T3-2012  aux 4 trimestres précédents :
T2-2012 + T1-2012 + T4-2011+ T3-2011
Parties prenantes
 
L'Observatoire du Financement des Marchés Résidentiels est né de la synergie entre
Les analyses réalisées par l'Observatoire Crédit Logement / CSA - Observatoire du Financement des Marchés Résidentiels - s'appuient sur des volumes significatifs et représentatifs :
+ de 16 000 opérations en moyenne par mois.
 
Les données alimentant l'Observatoire Crédit Logement sont redressées à partir des données publiées par l'Institut CSA dans le cadre de l'OFL.
Périmètre de données

 
Pour constituer les analyses de l'Observatoire, Crédit Logement exclut de ces opérations :

les rachats de créances,
les prêts relais
et les prêts mixtes, c'est à dire les financements nouveaux incluant une part de rachat.