Observatoire Crédit Logement/CSA

À L'ACTU
le repli des taux des obligations permettrait un allègement des taux des crédits d’ici la fin du printemps.

En Avril 2017, les taux des crédits du secteur concurrentiel se sont établis à 1.55%, en moyenne contre 1.51% en mars 2017.
 
Depuis décembre 2016, les taux remontent et ils ont repris 24 points de base, au total. Le plus fort de la hausse s’est cependant constaté en février, alors que depuis mars les augmentations restent de faible ampleur.
 
En avril, les taux sont ainsi revenus à leur niveau de juillet 2016, lorsque beaucoup soulignaient les conditions de crédit exceptionnelles qui prévalaient alors.
 
Bien que modérée, cette remontée s’inscrit dans un paysage dominé par la hausse rapide des prix de l’immobilier : aussi, la demande commence à présenter des signes de faiblesse.
 
Pourtant et suivant le décalage habituel, le repli des taux des obligations qui s’est accéléré en avril pourrait permettre un allègement des taux des crédits d’ici la fin du printemps. 

 

DERNIERS INDICATEURS
Avril 2017
Avril
Taux Durée Activité
Taux moyen Durée moyenne
des prêts
Production en montant
1.55 % 17.7 ans( 213 mois) + 14.1 %en rythme annuel
(en année glissante)
Accession dans l´ancien 1.56% Accession dans le neuf 1.63 %
Coût relatif moyen 4.05années de revenus Production en nombre
de prêts
 + 5.9%en rythme annuel
(en année glissante)
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Mars 2017

Toutes les données présentées par l'Observatoire s'entendent hors rachats de prêts. 

ACTIVITÉ DU MARCHÉ DES CRÉDITS IMMMOBILIERS AUX PARTICULIERS

Depuis le début de l’année 2017, la tendance à la hausse fin 2016 s’est confirmée. La demande est très dynamique et l’activité progresse à un rythme très rapide, rarement observé à cette période de l’année.
 
Mais le mois d’avril présente des signes d’essoufflement de la demande : alors qu’habituellement le marché se redresse rapidement au début du printemps, cette année l’activité se replie, après des mois d’hiver plus actifs qu’à l’habitude.
 
Bien que toujours soutenu, le rythme d’évolution en glissement annuel de l’activité mesurée en niveau trimestriel glissant (a) est donc moins rapide qu’au début de l’année.


 
Aussi, les tendances à l’expansion du marché sont maintenant moins rapides. L'activité mesurée en niveau annuel glissant affiche toujours néanmoins une augmentation sensible.
En avril, le rythme d’évolution en glissement annuel (*) est ainsi de
+ 14.1 % pour la production 
+ 5.9 % pour le nombre de prêts bancaires accordés. 

* On compare la période qui va de mai 2016 à avril 2017 compris à la période qui va de mai 2015 à avril 2016 compris

 

 
 La remontée des taux s'incrit dans un paysage dominé par la remontée des prix
TAUX

 

En Avril 2017, les taux des crédits du secteur concurrentiel se sont établis à 1.55%, en moyenne contre 1.51% en mars 2017.
 
Depuis décembre 2016, les taux remontent et ils ont repris 24 points de base, au total. Le plus fort de la hausse s’est cependant constaté en février, alors que depuis mars les augmentations restent de faible ampleur.
 
En avril, les taux sont ainsi revenus à leur niveau de juillet 2016, lorsque beaucoup soulignaient les conditions de crédit exceptionnelles qui prévalaient alors.
 
Bien que modérée, cette remontée s’inscrit dans un paysage dominé par la hausse rapide des prix de l’immobilier : aussi, la demande commence à présenter des signes de faiblesse.
 
Pourtant et suivant le décalage habituel, le repli des taux des obligations qui s’est accéléré en avril pourrait permettre un allègement des taux des crédits d’ici la fin du printemps. 

 

Par comparaison avec avril 2016, les taux affichent toujours une baisse de :

  • 23 points de base sur le marché de l’ancien (pour 1.56 % en avril),
  • 23 points de base sur le marché du neuf (pour 1.61 % en avril).

 

On remarque alors que la remontée des taux constatée depuis décembre 2016 se produit à un rythme comparable sur toutes les catégories de prêts. Les durées les plus longues ne sont pas plus affectées que les autres. Par exemple, la hausse des taux a été de 27 de base sur les prêts à 25 ans, contre 25 points de base sur les prêts à 15 ans.
 
Les ménages les plus jeunes ou plus modestes faiblement dotés en apport personnel, ne sont donc pas plus impactés, que les autres, par la remontée des taux.
 
Enfin, toutes les tranches de taux bénéficient encore de conditions nettement meilleures qu’en avril 2016.

    

DURÉE

En avril 2017, la durée des prêts s’est établie à 213 mois en moyenne contre 209 mois en mars 2017.
 
Les durées se maintiennent ainsi à un niveau élevé, en dépit de la diminution observée en mars 2017, comme cela est habituel vers la fin de l’hiver.
 
Et dans l’ensemble, les conditions de crédit actuelles facilitent toujours la réalisation des projets d’accession, sur des durées longues : la progression des flux de la primo accession des ménages jeunes ou modestes qui se constate depuis deux années en témoigne.

   
Durée des prêts
(accession seule)
% des prêts
< 15
15.2
15-20 ans
25.7
20-25 ans
34.8
25 à 30 ans
24.3
30 ans et +
 0.1

 

 

 

  

 

   

 

COÛT RELATIF DES OPÉRATIONS PAR EMPRUNT

Après avoir progressé à un rythme soutenu en 2016, le coût des opérations réalisées par les ménages augmente toujours rapidement, + 6.4 % sur le 1er quadrimestre, en glissement annuel.
 
Le coût relatif s’établit alors à 4.05 années de revenus en avril 2017 (contre 3.90 années de revenus il y a un an, à la même époque), à un de ses niveaux les plus élevés constaté depuis le début des années 2000.
 

 

INDICATEUR DE SOLVABILITÉ DE LA DEMANDE RÉALISÉE

Enfin, après plusieurs années d’une dégradation prononcée, le niveau de l’apport personnel s’élève maintenant à un rythme qui se renforce depuis l’automne 2016 (+ 1.6 % sur le 1er quadrimestre, en glissement annuel, après - 0.9 % en 2016).
 
Pourtant, et en dépit de conditions de crédit qui restent propices à la réalisation des projets immobiliers des ménages, l’indicateur de solvabilité de la demande se dégrade toujours. Depuis six mois, la hausse du coût des opérations réalisées pèse de plus en plus fortement sur cet indicateur.

 

 

 


GLOSSAIRE

Rythme annuel mesuré en année glissante
Exemple : + 3% en août 2013
on compare la période qui va de septembre 2012 à août 2013 compris, à la période qui va de septembre 2011 à août 2012 compris

Rythme annuel mesuré en glissement trimestriel
Exemple = 2ème trimestre 2013 (T2-2013)
On compare le 2ème trimestre 2013 (T2-2013) au 2ème trimestre 2012 (T2-2012)

Rythme annuel mesuré en glissement semestriel

Exemple : S-2013
On compare le 1er semestre 2013 (S1-2013) au 1er semestre 2012 (S1-2012)

Taux annuel glissant
Exemple = si l'on se situe au 2ème trimestre 2013 (T2 2013)
On compare les 4 trimestres de la période écoulée, c'est à dire :

T2-2013+ T1-2013 + T4-2012 + T3-2012  aux 4 trimestres précédents :
T2-2012 + T1-2012 + T4-2011+ T3-2011
Parties prenantes
 
L'Observatoire du Financement des Marchés Résidentiels est né de la synergie entre
Les analyses réalisées par l'Observatoire Crédit Logement / CSA - Observatoire du Financement des Marchés Résidentiels - s'appuient sur des volumes significatifs et représentatifs :
+ de 16 000 opérations en moyenne par mois.
 
Les données alimentant l'Observatoire Crédit Logement sont redressées à partir des données publiées par l'Institut CSA dans le cadre de l'OFL.
Périmètre de données

 
Pour constituer les analyses de l'Observatoire, Crédit Logement exclut de ces opérations :

les rachats de créances,
les prêts relais
et les prêts mixtes, c'est à dire les financements nouveaux incluant une part de rachat.