Observatoire Crédit Logement/CSA

À L'ACTU
Les taux remontent à 1.49% en février

A leur niveau actuel, ils ont donc retrouvé leur niveau d’août 2016, alors considéré comme particulièrement favorable à la réalisation des projets immobiliers par les ménages. En outre, le rythme de l’inflation qui était proche de zéro en août 2016 s’est sensiblement redressé depuis le début de l’année.

La hausse des taux des crédits immobiliers reste donc très modérée, bien en deçà de celle des taux des obligations et toujours plus lente que les remontées qui s’étaient constatées par le passé, lors d’épisodes comparables de tension sur les marchés obligataires.


La faiblesse actuelle des taux des crédits soutient donc toujours la demande. Et la solvabilité de cette dernière est préservée, aucun des marchés n’ayant eu à subir une dégradation brutale des conditions de crédit. Bien au contraire puisque l’allongement récent de la durée des crédits octroyés compense largement la remontée des taux.

DERNIERS INDICATEURS
Février 2017
Février 2017
Taux Durée Activité
Taux moyen Durée moyenne
des prêts
Production en montant
1.49 % 17.83 ans( 214 mois) + 12.1 %en rythme annuel
(en année glissante)
Accession dans l´ancien 1.51% Accession dans le neuf 1.55 %
Coût relatif moyen 4.04années de revenus Production en nombre
de prêts
 + 3.4 %en rythme annuel
(en année glissante)
Afficher les indicateurs
Janvier 2017

Toutes les données présentées par l'Observatoire s'entendent hors rachats de prêts. 

ACTIVITÉ DU MARCHÉ DES CRÉDITS IMMMOBILIERS AUX PARTICULIERS

En décembre 2016, l’activité du marché des crédits avait progressé à un rythme exceptionnellement élevé, alors qu’habituellement elle se replie souvent assez vite , annonçant l’endormissement de la demande pour l’hiver. 
 
Depuis le début de l’année 2017, la tendance s’est confirmée. La demande est très dynamique et l’activité progresse à un rythme très rapide, rarement observé à cette période de l’année. 
 
À la différence de la situation observée durant l’hiver 2016, le rythme d’évolution en glissement annuel de l’activité (hors rachats de créances) mesurée en trimestre glissant est très soutenu :  
  
 
Ainsi, les tendances du marché qui se sont infléchies durant l’automne 2016 se renforcent encore et l’année 2017 qui a très bien commencé affiche une activité mesurée en niveau annuel glissant en augmentation rapide en février. 

  

 
 Les taux remontent à leur niveau d'août 2016
TAUX

En février 2017, les taux des crédits du secteur concurrentiel se sont établis à 1.49 %, en moyenne contre 1.38% en janvier 2017.
 
Depuis décembre 2016, les taux remontent : ils ont repris 18 points de base (dont 11 points en février). A leur niveau actuel, ils ont donc retrouvé leur niveau d’août 2016, alors considéré comme particulièrement favorable à la réalisation des projets immobiliers par les ménages. En outre, le rythme de l’inflation qui était proche de zéro en août 2016 s’est sensiblement redressé depuis le début de l’année.
 
La hausse des taux des crédits immobiliers reste donc très modérée, bien en deçà de celle des taux des obligations et toujours plus lente que les remontées qui s’étaient constatées par le passé, lors d’épisodes comparables de tension sur les marchés obligataires.


 
Ainsi, la faiblesse des taux des crédits soutient toujours la demande. Et la solvabilité de cette dernière est préservée, aucun des marchés n’ayant eu à subir une dégradation brutale des conditions de crédit.
 
Bien au contraire puisque l’allongement récent de la durée des crédits compensent largement la remontée des taux.
 
D’ailleurs, par comparaison avec février 2016, les taux affichent toujours une baisse de :

  • 57 points de base sur le marché de l’ancien (pour 1.50 % en février),
  • 61 points de base sur le marché du neuf (pour 1.52 % en février) 
  • 66 points de base sur celui des travaux (pour 1.42 % en février).
     


On remarque alors que la remontée des taux constatée depuis décembre 2016 se produit à un rythme comparable sur toutes les catégories de prêts. Les durées les plus longues ne sont pas plus affectées que les autres. Par exemple, la hausse des taux a été de 16 points de base sur les prêts à 25 ans, contre 15 points de base sur les prêts à 15 ans.
 
Les ménages les plus jeunes ou plus modestes , faiblement dotés en apport personnel, ne sont donc pas plus impactés par la remontée des taux que les autres.
 
Enfin, toutes les tranches de taux bénéficient encore de conditions nettement meilleures qu’en février 2016.
 
Par exemple, pour les emprunteurs sur 25 ans, les taux sont en février 2017 de 75 points de base inférieurs à leur niveau d’il y a un an pour le 4ème groupe, contre 72 points de base pour le 1er groupe.

 

  

DURÉE

En février 2017, la durée des prêts s’est établie à 214 mois en moyenne contre 211 mois en janvier 2017.
 
Les durées se maintiennent donc à un niveau élevé et se sont même allongées de 3 mois depuis le début de l’année.

   
Durée des prêts
(accession seule)
% des prêts
< 15
14.3
15-20 ans
25.4
20-25 ans
33.5
25 à 30 ans
26.5
30 ans et +
 0.2

 

 

 

  

 

  

 

COÛT RELATIF DES OPÉRATIONS PAR EMPRUNT

Après avoir progressé à un rythme soutenu en 2016 (+ 4.6 %), le coût des opérations réalisées par les ménages augmente toujours rapidement (+ 6.7 % sur le 1er bimestre, en glissement annuel).
 
Le coût relatif s’établit alors à 4.02 années de revenus en février 2017 (contre 3.82 années de revenus il y a un an, à la même époque).
 
Le coût relatif reste ainsi à un de ses niveaux les plus élevés constaté depuis le début des années 2000.

 

INDICATEUR DE SOLVABILITÉ DE LA DEMANDE RÉALISÉE

Dans le même temps, et après plusieurs années d’une dégradation prononcée, le niveau de l’apport personnel s’élève maintenant rapidement ( + 4.2 % sur le 1er bimestre, en glissement annuel, après - 1.4 % en 2016). Ainsi, et en dépit de la hausse du coût des opérations réalisées, l’indicateur de solvabilité de la demande se stabilise, à un de ses niveaux les plus élevés constatés depuis le début des années 2000.

 

 

 


GLOSSAIRE

Rythme annuel mesuré en année glissante
Exemple : + 3% en août 2013
on compare la période qui va de septembre 2012 à août 2013 compris, à la période qui va de septembre 2011 à août 2012 compris

Rythme annuel mesuré en glissement trimestriel
Exemple = 2ème trimestre 2013 (T2-2013)
On compare le 2ème trimestre 2013 (T2-2013) au 2ème trimestre 2012 (T2-2012)

Rythme annuel mesuré en glissement semestriel

Exemple : S-2013
On compare le 1er semestre 2013 (S1-2013) au 1er semestre 2012 (S1-2012)

Taux annuel glissant
Exemple = si l'on se situe au 2ème trimestre 2013 (T2 2013)
On compare les 4 trimestres de la période écoulée, c'est à dire :

T2-2013+ T1-2013 + T4-2012 + T3-2012  aux 4 trimestres précédents :
T2-2012 + T1-2012 + T4-2011+ T3-2011
Parties prenantes
 
L'Observatoire du Financement des Marchés Résidentiels est né de la synergie entre
Les analyses réalisées par l'Observatoire Crédit Logement / CSA - Observatoire du Financement des Marchés Résidentiels - s'appuient sur des volumes significatifs et représentatifs :
+ de 16 000 opérations en moyenne par mois.
 
Les données alimentant l'Observatoire Crédit Logement sont redressées à partir des données publiées par l'Institut CSA dans le cadre de l'OFL.
Périmètre de données

 
Pour constituer les analyses de l'Observatoire, Crédit Logement exclut de ces opérations :

les rachats de créances,
les prêts relais
et les prêts mixtes, c'est à dire les financements nouveaux incluant une part de rachat.