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Les taux sont remontés au 2ème trimestre 2020

TAUX EN HAUSSE



Avec le déclenchement de la crise sanitaire les risques auxquels les établissements de crédit sont confrontés se sont fortement accrus : remontée du chômage, pertes de pouvoir d’achat, incertitudes sur l’avenir, probabilité de faillites et cessation d'activité renforcée.
En réponse à cette montée des risques, les banques ont remonté les taux des crédits immobiliers un peu en avril et beaucoup en mai (+8 points de base). Une fois ce choc passé la hausse des taux qu’on constate en juin est plus modérée (3 points de base) et sur début juillet on note même un repli des taux.
Le constat est donc : 





  • 1.25% moyenne au 2ème trimestre 2020 ensemble du marché, contre 1.13% au 1er trimestre 2020.

  • 1.29% au mois de JUIN 2020

  • 1.26% en JUILLET, taux provisoire au 13 juillet.




Au mois de juin le taux moyen se situe donc à 1,29% soit 18 points de base de plus qu'en décembre 2019.


 

 


NOUVEL ALLONGEMENT DES DURÉES 



En parallèle de cette hausse des taux, la crise n'a pas enrayé la hausse des prix de l'immobilier.
Conséquence :  pour permettre aux ménages de réaliser leur projet, les établissements prêteurs ont dû proposer des durées plus longues pour compenser.



  • 231 mois en moyenne au 2ème trimestre 2020

  • 231 mois en JUIN 2020

  • 226 mois en JUILLET (durée provisoire au 13 juillet)





Quand on zoome sur l'accession à la propriété on s'aperçoit qu'au 2ème trimestre 49,6 % des crédits ont été accordés sur une durée de plus de 20 ans à 25 ans. En revanche les établissements de crédit sont restés attentifs à réduire les prêts de plus de 25 ans comme le préconise le HCSF depuis quelques mois. Ainsi pour l'accession à la propriété on a 0,9% de la production au 2ème trimestre à plus de 25 ans.


 




EMPRUNTEURS PLUS AISÉS




Phénomène marquant de l’année 2020, à relier aux recommandations du HCSF, le niveau de l’apport personnel a augmenté en glissement annuel de +8,4% contre -5,2% en 2019. On assiste ainsi à la fin de l’ouverture du marché aux ménages jeunes et/ou modestes faiblement dotés en apport personnel. Malgré l’orientation du marché sur les profils de clientèles les plus sûrs, l’indicateur de solvabilité de la demande est malmené.





 



CHUTE DE LA PRODUCTION DE CRÉDITS PENDANT LE CONFINEMENT


En réalité, le marché a commencé à fléchir avant même l’épisode du Covid 19. Après trois trimestres de croissance ininterrompue, la demande de crédits, a commencé à ralentir dès novembre 2019, sous le coup de la hausse des prix de l’ancien et des recommandations officielles appelant à la prudence. Au cours des deux premiers mois 2020, le nombre des prêts a reculé de 6,6% en glissement annuel. L’onde de choc liée à la pandémie et au confinement a bien entendu aggravé la déstabilisation du marché.


En juin, la production a connu un effet de rattrapage de tous les projets qui avaient été stoppés nets par le confinement, mais la reprise observée n’a pas permis de retrouver le niveau d’activité de l'an passé et l’activité mesurée en niveau annuel glissant recule de -10% (contre +11,2% l’année précédente à la même époque). La baisse de la production et celle du nombre de prêts sont tout aussi significatives dans l’ancien et dans le neuf.


 


Après une année 2019 exceptionnelle marquée par une hausse de la production (hors rachats de créances) de 10,3%, l’année 2020 s’annonçait comme une année de pause. La crise du Covid vient accentuer la baisse prévue, et l’on anticipe d’ores et déjà une chute de la production de 26,2% en 2020 et de 36,8% sur les deux années 2020 – 2021. Tout dépendra de la manière dont la reprise va se faire et de comment la crise sanitaire évoluera à l'automne.


 


TENDANCES À VENIR POUR L'ÉVOLUTION DES TAUX 


Après la poussée constatée en mai sur le taux moyen, les tensions ont commencé à s’estomper progressivement en juin. A la mi-juillet, le taux s’établit à 1,26 %. 

Alors que la hausse des prix ralentit, les taux des crédits immobiliers sont repassés au-dessus de l’inflation depuis avril dernier, mettant ainsi un terme à 24 mois durant lesquels les taux d’intérêt réels avaient été négatifs. Dans le même temps, le taux de l’OAT à 10 ans s’ancre de nouveau dans les valeurs négatives. Les taux des crédits immobiliers ne devraient donc pas connaître de nouvelles tensions, au moins jusqu’à l’automne.



 


 



Retrouvez les analyses de Jean-Marc VILON, Directeur Général, sur l'activité de Crédit Logement et de Michel MOUILLART sur les résultats de l'Observatoire  : PLAYLIST YOUTUBE 2EME TRIMESTRE 16 JUILLET 2020


 


 


 

ETUDE SOURCE COMPLÈTE Á TÉLÉCHARGER SUR LOBSERVATOIRECREDITLOGEMENT.FR


Rappel périmètre des données de l’Observatoire


Les données de l’Observatoire s’entendent hors rachat de prêts, hors renégociations et hors prêts relais. 
Les études trimestrielles se basent sur environ 100 000 opérations immobilières, soit 120 000 prêts. 


 


 

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