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L'offre de crédit s'est contractée au 3ème trimestre 2022

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LA HAUSSE DES TAUX VA SE POURSUIVRE


Modeste en début d'année, l’augmentation des taux s’est accentuée avec le rythme de l’inflation et le renforcement des tensions sur les marchés financiers dans le sillage de la guerre en Ukraine.



  • De +10 pdb par mois en moyenne entre février et juin, 

  • + 18 pdb en juillet 

  • + 12 pdb en août

  • + 6 pdb en septembre


La remontée du taux a été bridée par un taux d’usure faiblement revalorisé pour le 3ème trimestre, après avoir été maintenu à bas niveau par la Banque de France au cours du printemps. La prise en compte du coût de l’assurance et des garanties obligatoires, à côté des frais de dossier, a contraint le niveau des taux des crédits pour permettre la sortie d’un TAEG acceptable.


Dans ce contexte, l'augmentation du coût des ressources de refinancement pour les banques a accentué la dégradation de la profitabilité des nouveaux crédits, plus fortement qu’avant l’été.



La hausse se retrouve sur toutes les durées de crédits.



Dans un contexte inflationniste où l'OAT est à son plus haut niveau depuis 2012, le taux des crédits immobiliers poursuit sa remontée :

A la mi-octobre, il s’établit à 2.01%, en augmentation de 13 points sur un mois. Cette moyenne devrait encore progresser sur le mois d'octobre. 

En effet, le relèvement du taux de l'usure au 1er octobre a redonné de la latitude aux établissements prêteurs pour ajuster les taux proposés et assurer ainsi la profitabilité auxquels ils sont contraints dans leur constitution de fonds propres nécessaires à leur bilan.

Dans le scénario retenu en octobre, et compte tenu des évolutions intervenues durant l’été, le taux moyen attendu est de 1.65 % pour 2022, pour s’établir à 2.40 % en fin d’année. Il prendrait encore 40 points durant le 1er semestre 2023 (à 2.80 % fin juin 2023), pour redescendre lentement à 2.45% fin 2023, niveau auquel il se stabiliserait en 2024.

 



 


L'ALLONGEMENT DES DUREES NE COMPENSE PLUS LE NIVEAU D'APPORT PERSONNEL EXIGE


De 13.6 ans en 2001 (163 mois), la durée moyenne s’est établie à 20.3 ans en septembre 2022 (240 mois).  


Les durées ont atteint un niveau jamais connu. Mais cet allongement ne permet plus de compenser la hausse des taux et des prix. Depuis juillet, il permet uniquement de limiter l'exclusion de certains types de clientèles de l'accès au crédit.



Ce déplacement de la structure de production souligne que les dispositions HCSF, qui avaient pour objectif de contenir les durées, se sont mises en oeuvre  principalement au détriment des jeunes.



Hausse du niveau de l’apport personnel plus rapide que jamais


Autre facteur clé : l'apport personnel.


Sa progression est exceptionnelle entre 2019, où l'apport exigé était le plus faible, et 2020, notamment pour les jeunes. L’Observatoire constate la hausse du niveau de l’apport personnel la plus rapide jamais vue, de + 13.8 % pour les 9 premiers mois de l’année, en glissement annuel, après + 13.3 % en 2021.


Avec le renforcement des exigences d’un apport personnel plus élevé, le profil de la demande se transforme vers des clientèles à revenus plus élevés.


Les projets réalisés plus ambitieux impactent le coût des opérations réalisées toujours plus à la hausse. (+ 7.9 % pour les 9 premiers mois de l’année, en glissement annuel, après + 4.7 % en 2021). Dans ces conditions, le coût relatif se maintient à 4.7 années de revenus au 3ème trimestre 2022.


 


L'OFFRE BANCAIRE S'EST CONTRACTÉE


La dégradation de la profitabilité des nouveaux crédits provoque une contraction de l’offre bancaire, plus particulièrement auprès d’une clientèle modeste déjà fragilisée par le climat anxiogène actuel et une perte de pouvoir d’achat.


Après un 1er semestre où la production a déjà subi une baisse contextuelle à la dégradation des marchés et aux désordres économiques dans le sillage de la guerre en Ukraine, la chute a été plus brutale encore au 3ème trimestre.


Avec la hausse du coût des ressources de refinancement pour les banques, la profitabilité des nouveaux crédits s'est altérée.


Contraintes pour ajuster leur taux ( paramètre du taux d'usure) et par le respect des recommandations HCSF sur la durée et l'apport personnel, les banques ont restreint leur offre aux catégories de clientèle leur permettant d'assurer leur profitabilité.




 

Pour avoir une vision encore plus précise sur l'évolution du marché au 3ème trimestre 2022 et en savoir plus sur l'évolution des taux, n'hésitez pas à télécharger les publications et les annexes de l'Observatoire Crédit Logement / CSA sur LOBSERVATOIRECREDITLOGEMENT.FR

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