ACTUALITÉS
Retour à la liste

Face à la montée des risques, les taux remontent en mai

actualités

Les taux remontent de 1,18% en avril à 1,25% en mai 


Après un premier trimestre durant lesquels le taux moyen n’avait fait que grappiller de 1 à 2 points de base chaque mois, il s’est élevé de 7 points de base en mai en réponse à la montée des risques de défaut des emprunteurs et à l’incertitude sur les évolutions macroéconomiques et financières associés à la crise économique actuelle.

Depuis la mi-mars, les conséquences de la mise en œuvre du confinement se sont conjuguées avec les recommandations du HCSF. Cette remontée met ainsi un terme aux deux années durant lesquelles le taux moyen s’était régulièrement maintenu sous l’inflation.



La déformation de la structure de la production de crédit qui s’observait depuis le début de l’année, s’est donc accentuée en mai, dans le contexte d’une chute de la production de crédits semblable à celle qui fut observée au moment de la crise des subprimes.


La part des emprunteurs modestes ou des primo-accédants, faiblement dotés en apport personnel, a encore reculé. Ceci a partiellement neutralisé la remontée annoncée des taux et le taux moyen n’a augmenté que de 13 points de base sur l’ensemble du marché depuis décembre 2019.



 


Les emprunteurs de moins bons profils connaissent l'augmentation  des taux la plus forte.


Ce sont les emprunteurs du 4ème groupe ne présentant pas en général les meilleurs profils (niveaux des revenus et de l’apport personnel, durée des crédits octroyés, …) qui connaissent l’augmentation la plus forte : depuis décembre 2019, leur taux à cru de l’ordre de 25 points de base, quelle que soit la durée à l’octroi. Le taux proposé à ces emprunteurs est donc, maintenant, de 30 points supérieur à la moyenne de leur famille.

Le coût du risque a été augmenté pour ces ménages, comme les recommandations du HCSF le suggéraient.


En revanche, la hausse des taux intervenue depuis décembre 2019 est deux fois moindre pour les emprunteurs du 1er groupe dont le profil est jugé moins porteur de risques.



 


La durée moyenne au delà de 19 ans


En mai 2020, la durée moyenne des prêts immobiliers s’est établie à 230 mois, en augmentation de 2 mois depuis le déclenchement de la crise Covid-19. La déformation de la structure de la production se poursuit néanmoins et s’inscrit dans la logique des effets de l’adaptation de l’offre aux recommandations du HCSF. La durée moyenne retrouve alors les valeurs les plus élevées observées jusqu’alors. 

Dans le cas des seuls prêts bancaires à l’accession à la propriété (prêts destinées à l'achat de la résidence principale), 51.6 % sont accordés sur plus de 20 ans en mai et c'est le plus haut niveau observé jusqu’alors : elle progresse rapidement d’un mois sur l’autre et la production à plus de 25 ans connait aussi une augmentation de son poids dans le marché.

 


 

La remontée des taux et la poursuite de la hausse des prix des logements ont donc été partiellement compensées par l’allongement des durées.


Le nombre de prêts immobiliers accordés chute de près de 40 %


Dès fin 2019, la hausse des prix, puis la mise en œuvre des recommandations HCSF ont pesé sur le dynamisme du marché. Avec le déclenchement de la crise Covid-19, le mois de mars a été très perturbé.


En avril la production de crédits immobiliers a nettement reculé et la chute s’est amplifiée en mai 2020. Sur ces trois derniers mois, la production de crédits, mesurée en niveau trimestriel glissant en témoigne.


De même, l’activité mesurée en niveau annuel glissant recule, après plus de deux mois de décrochage de la demande, alors que le repli du nombre de prêts bancaires accordés s’accélère.




 




Découvrez
nos banques partenaires

Plus de 200 banques peuvent vous proposer la garantie Crédit Logement pour votre prêt immobilier

LISTE DES BANQUES PARTENAIRES